Hébergement web pas cher : les offres et leurs pièges

Le prix d'appel n'est presque jamais le prix que vous paierez.

Certains liens de cette page sont des liens d'affiliation : si vous souscrivez après avoir cliqué, nous percevons une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change ni notre classement ni nos réserves, qui reposent sur les caractéristiques réelles des offres. En savoir plus

L'entrée de gamme est le segment le plus concurrentiel et le plus trompeur du marché : les tarifs affichés supposent presque toujours un engagement long et ne valent que la première période.

Comparer utilement suppose donc de raisonner en coût total sur trois ans, renouvellement inclus.

Notre podium

Extrait de notre sélection complète, avec les réserves de chacun.

1
Le prix d’appel le plus bas

Hostinger

Tarif à vérifier

Hébergeur international à prix agressifs, très visible sur les requêtes d'entrée de gamme, avec un datacenter à Paris.

2
L’entrée de gamme française

LWS

Tarif à vérifier

Hébergeur français d'entrée de gamme, très présent sur le nom de domaine et le mutualisé à petit prix.

3
Le meilleur compromis prix/fiabilité

OVHcloud

Tarif à vérifier

Premier hébergeur européen, catalogue très large du mutualisé d'entrée de gamme au cloud public et au bare metal.

Voir le classement complet et nos critères

20 hébergeurs référencés sur ce segment

Tableau complet des hébergeurs que nous avons recensés. Les tarifs sont des prix d'appel : le montant au renouvellement est souvent supérieur.

Hébergeurs pour Hébergement pas cher
HébergeurPaysDatacenter principalLien vers l'offre
ContaboAllemagneNuremberg (Allemagne)Voir l'offre
HetznerAllemagneFalkenstein (Allemagne)Voir l'offre
HostingerLituanieParis (France)Voir l'offre
IONOSAllemagneFranceVoir l'offre
LWSFranceFranceVoir l'offre
o2switchFranceClermont-Ferrand (France)Voir l'offre
OVHcloudFranceRoubaix (France)Voir l'offre
BluehostÉtats-UnisÉtats-UnisVoir l'offre
KimsufiFranceFranceVoir l'offre
NamecheapÉtats-UnisÉtats-UnisVoir l'offre
One.comDanemarkDanemarkVoir l'offre
PHPNETFranceFranceVoir l'offre
StratoAllemagneAllemagneVoir l'offre
GitHub PagesÉtats-UnisInternationalVoir l'offre
HostGatorÉtats-UnisÉtats-UnisVoir l'offre
netcupAllemagneAllemagneVoir l'offre
PulseHebergFranceFranceVoir l'offre
ShockbyteAustralieInternationalVoir l'offre
Time4VPSLituanieLituanieVoir l'offre
Web4allFranceFranceVoir l'offre

Apprendre à lire une page de vente d'hébergement

Sur ce segment, la page de vente est un exercice de composition. Rien n'y est faux, tout y est disposé pour que l'œil retienne un chiffre et ignore les cinq qui le conditionnent. Voici les endroits où regarder, dans l'ordre.

Où se cache ce qui compte
Ce qui est mis en avantCe qu’il faut chercherOù ça se trouve
Un prix mensuelLa durée d’engagement qui le conditionneSous le prix, en petits caractères
Une remise en pourcentageLe tarif public auquel elle s’appliqueDans la note de bas de page ou au panier
Un domaine offertSon tarif de renouvellement, la deuxième annéeSur la page des tarifs de domaines, pas ici
Des ressources illimitéesLa clause d’usage raisonnable qui les encadreDans les conditions générales
Un support 24/7Sa langue, et ce qu’il prend réellement en chargeNulle part : posez la question avant d'acheter

Le réflexe à prendre tient en une phrase : le chiffre qui compte n'est jamais celui qui est gros. C'est celui du renouvellement, et il est presque toujours écrit, en tout petit, juste en dessous.

Ce que « illimité » veut dire juridiquement

Le mot est omniprésent sur ce segment, et il est parfaitement légal. Il faut simplement savoir ce qu'il recouvre, parce que ce n'est pas ce que le sens courant suggère.

Un hébergement mutualisé partage une machine physique entre de nombreux clients. Aucune machine n'a de ressources infinies. Ce que l'hébergeur vend n'est donc pas l'illimité, c'est l'absence de compteur : il ne vous facturera pas au gigaoctet, tant que votre usage reste dans ce que ses conditions générales appellent un usage normal ou raisonnable.

  • Pour l'immense majorité des sites, cela ne change rien. Un site vitrine, un blog, une petite boutique ne s'approchent jamais des seuils.
  • Cela devient réel dans deux cas : le stockage de fichiers volumineux sans rapport avec un site web, et la consommation continue de puissance de calcul.
  • La sanction n'est généralement pas la coupure, mais une demande de migration vers une offre supérieure, ou une limitation temporaire.

La bonne question n'est donc pas « est-ce vraiment illimité », mais « qu'est-ce que ces conditions appellent un usage normal ». La réponse figure dans les conditions générales, et notre guide consacré à leur lecture indique les clauses à repérer en priorité.

Les coûts qui apparaissent après la souscription

Un tarif d'entrée bas est souvent obtenu en sortant du périmètre des éléments que d'autres incluent. Ce ne sont pas des frais cachés, ils sont annoncés, simplement ailleurs. Voici la liste à vérifier avant de comparer deux prix.

  • Les sauvegardes et leur rétention. Certaines offres les facturent, d'autres les conservent douze heures, ce qui rend une erreur détectée le lendemain irrattrapable.
  • Le renouvellement du nom de domaine, offert la première année et facturé ensuite, la même année que l'hébergement.
  • Les adresses de courrier électronique supplémentaires, parfois limitées à une ou deux sur les formules d'entrée.
  • La migration de votre site existant, incluse chez certains, facturée chez d'autres.
  • Les frais d'installation, ponctuels mais qui représentent plusieurs mois d'abonnement sur une offre à quelques euros.
  • Le certificat au-delà du gratuit standard, si votre activité en exige un de niveau supérieur.

Faites la somme de ce dont vous avez réellement besoin, puis comparez. Une offre affichée à deux euros avec trois options indispensables revient plus cher qu'une offre à six euros complète.

Le gratuit, et quand il est légitime

Il faut distinguer deux choses que le mot recouvre, et qui n'ont rien à voir.

L'hébergement gratuit financé par la publicité

Le modèle repose sur l'insertion de publicité dans vos pages, sur l'exploitation des données de vos visiteurs, ou sur les deux. Les ressources sont dérisoires, aucune garantie n'est donnée, et vous n'avez aucun recours. Pour un projet professionnel, c'est à écarter sans hésiter : la publicité affichée sur votre site vous engage vis-à-vis de vos visiteurs.

Les plans gratuits de plateformes sérieuses

C'est autre chose. Plusieurs plateformes solides offrent un palier gratuit, limité mais honnête, destiné à faire essayer le service. Pour un site statique, une documentation, un projet personnel ou un banc d'essai, c'est parfaitement utilisable, et cela vous évite de payer pour découvrir que la plateforme ne vous convient pas.

Dans les deux cas, gardez votre nom de domaine chez un bureau d'enregistrement payant et distinct. Un site gratuit se reconstruit, un domaine perdu ne se récupère pas, et c'est le seul actif qui vous rend libre de partir.

À qui cela s'adresse

  • Premiers sites
  • Projets personnels
  • Petits budgets

À éviter dans ces cas

  • Sites générant du chiffre d’affaires
  • Projets critiques

Budget à prévoir : 2 à 6 € par mois

Les hébergeurs à connaître

Contabo

AllemagnePas cherInternationalMutualiséVPSServeur dédié

Spécialiste du VPS à très bas coût, avec des ressources RAM et CPU nettement supérieures à la moyenne du marché à prix égal.

Nuremberg (Allemagne)· depuis 2003

Hetzner

AllemagneInternationalÉcologiqueMutualiséVPSServeur dédié

Référence européenne du cloud et du serveur dédié au meilleur rapport performance/prix, très populaire chez les développeurs.

Falkenstein (Allemagne)· depuis 1997

Hostinger

LituaniePas cherInternationalMutualiséVPSCloud

Hébergeur international à prix agressifs, très visible sur les requêtes d'entrée de gamme, avec un datacenter à Paris.

Paris (France)· depuis 2004

IONOS

AllemagneInternationalPas cherMutualiséVPSServeur dédié

Ex-1&1, acteur européen généraliste couvrant domaine, mutualisé, VPS, dédié et cloud, avec un fort volume de clients TPE/PME.

France· depuis 1988

LWS

FranceFrançaisPas cherMutualiséVPSServeur dédié

Hébergeur français d'entrée de gamme, très présent sur le nom de domaine et le mutualisé à petit prix.

France

o2switch

FranceFrançaisWordPressMutualiséCloudRevendeur

Hébergeur 100 % français connu pour son offre mutualisée unique aux ressources généreuses et son support technique en français.

Clermont-Ferrand (France)· depuis 2003

Questions fréquentes

Comment comparer honnêtement deux offres ?

Sur le coût total de la durée où vous comptez rester, renouvellement compris, et non sur le prix d'appel. Additionnez la première période au tarif promotionnel, puis les années suivantes au tarif public. Le classement se retourne souvent complètement.

Que signifie « illimité » exactement ?

Que l'hébergeur ne vous facture pas au gigaoctet, dans la limite de ce que ses conditions générales appellent un usage normal. Aucune machine n'a de ressources infinies. Pour un site vitrine ou un blog, cela ne change rien ; pour du stockage de fichiers volumineux, si.

Quels coûts apparaissent après la souscription ?

Les sauvegardes et leur rétention, le renouvellement du nom de domaine offert la première année, les adresses de courriel supplémentaires, la migration de votre site existant, et parfois des frais d'installation. Faites la somme de ce dont vous avez besoin avant de comparer deux prix.

Faut-il payer plusieurs années d'avance ?

C'est ce que supposent les tarifs les plus bas, souvent sur 24 à 48 mois. L'économie est réelle si vous restez, et la trésorerie sort immédiatement. Au tarif mensuel, ces offres perdent tout leur intérêt face aux acteurs français.

L'hébergement gratuit est-il une option ?

Pour un site professionnel, non : publicité imposée, ressources dérisoires, absence de garantie et modèle économique reposant souvent sur les données des visiteurs. Les plans gratuits de plateformes sérieuses restent en revanche pertinents pour tester ou pour un site statique.