Migrer d’hébergeur sans perdre son référencement
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Comprendre
99,9 % et 99,99 % semblent proches. L'écart représente pourtant huit heures d'indisponibilité par an contre moins d'une.
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Tous les hébergeurs affichent un taux de disponibilité, et tous ces taux se ressemblent. Ils recouvrent pourtant des réalités très différentes, et surtout des engagements de nature très inégale.
Ce guide traduit ces pourcentages en durées concrètes, explique ce qu'un engagement contractuel couvre réellement, et pourquoi la vraie réponse à une exigence de disponibilité est rarement contractuelle.
Tous les hébergeurs affichent un taux de disponibilité, généralement entre 99,9 % et 99,99 %. Ces chiffres semblent proches et recouvrent pourtant des réalités très différentes une fois convertis en durée d'indisponibilité.
| Taux annoncé | Par mois | Par an |
|---|---|---|
| 99 % | Environ 7 h 18 | Environ 3 jours 15 h |
| 99,5 % | Environ 3 h 39 | Environ 1 jour 20 h |
| 99,9 % | Environ 43 min | Environ 8 h 45 |
| 99,95 % | Environ 21 min | Environ 4 h 22 |
| 99,99 % | Environ 4 min | Environ 52 min |
L'écart entre 99,9 % et 99,99 % paraît minime sur le papier. Il représente pourtant huit heures d'indisponibilité annuelle contre moins d'une heure, soit un rapport de un à dix.
Pour un site vitrine, 99,9 % est parfaitement suffisant : huit heures d'arrêt réparties dans l'année passent inaperçues. Pour une boutique, la même durée concentrée sur un après-midi de forte activité représente une perte directe.
C'est la distinction déterminante, et elle n'apparaît jamais sur la page d'accueil.
Un taux affiché en gros caractères sur une page commerciale n'a aucune valeur contractuelle. Un engagement de niveau de service figure dans les conditions générales, définit précisément ce qui est mesuré, comment, et ce qui se passe s'il n'est pas tenu.
C'est le point où les engagements de disponibilité déçoivent le plus, et il vaut mieux le savoir avant qu'après.
La compensation prend presque toujours la forme d'un avoir sur l'abonnement, proportionnel à la durée d'indisponibilité. Concrètement, une panne de quatre heures sur un hébergement à 10 € par mois donne droit à quelques dizaines de centimes.
Elle ne couvre jamais votre préjudice réel : commandes perdues, campagne publicitaire diffusée vers un site inaccessible, temps passé à gérer la crise. Et elle doit généralement être réclamée dans un délai précis, faute de quoi elle n'est pas versée.
Un engagement de disponibilité n'est donc pas une assurance. C'est un indicateur du sérieux de l'hébergeur et de la confiance qu'il place dans son infrastructure, pas un mécanisme de couverture financière. Si votre activité ne supporte pas l'indisponibilité, la réponse est architecturale, pas contractuelle.
L'hébergeur mesure sa disponibilité avec ses propres outils, depuis son propre réseau. Une surveillance externe donne une image plus proche de ce que vivent vos visiteurs, et elle est gratuite dans ses formes de base.
Cet historique change la nature de la discussion avec un hébergeur : au lieu de signaler que le site « semble souvent lent », vous apportez des relevés horodatés.
Aucun engagement contractuel ne rend un serveur unique tolérant aux pannes. Si l'indisponibilité coûte réellement cher, il faut plusieurs machines, ce qui change le budget et la complexité.
| Objectif | Architecture | Surcoût |
|---|---|---|
| Quelques heures d’arrêt par an tolérées | Un serveur, sauvegardes testées | Aucun |
| Reprise rapide après incident | Un serveur, plus une procédure de restauration éprouvée | Faible |
| Continuité de service | Deux serveurs et une bascule automatique | Budget doublé |
| Tolérance à la perte d’un datacenter | Répartition sur plusieurs sites géographiques | Élevé |
La bonne question n'est donc pas « quel taux garantit mon hébergeur » mais « combien me coûte une heure d'arrêt ». Si la réponse est proche de zéro, un hébergement standard suffit. Si elle se chiffre, aucun engagement contractuel ne remplacera une architecture redondante.
Peu de chose. Elle prend la forme d'un avoir proportionnel à la durée d'indisponibilité, soit quelques centimes pour une panne de plusieurs heures sur un hébergement d'entrée de gamme. Elle ne couvre jamais le préjudice réel.
Avec un service de surveillance externe qui interroge votre site à intervalles réguliers et conserve un historique. C'est plus fiable que les mesures de l'hébergeur, réalisées depuis son propre réseau.
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La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
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