Migrer d’hébergeur sans perdre son référencement
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
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La plupart des hébergeurs sauvegardent. Peu vous laissent restaurer seul, et rares sont ceux dont la sauvegarde survit à un incident majeur.
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Tout le monde a des sauvegardes jusqu'au jour où il faut restaurer. C'est à ce moment que l'on découvre la fréquence réelle, la durée de rétention, et si l'on peut agir soi-même ou s'il faut attendre un ticket.
Ce guide détaille ce que recouvre concrètement une politique de sauvegarde, et comment vérifier la vôtre avant d'en avoir besoin.
« Les sauvegardes sont incluses » ne veut rien dire tant que ces quatre points ne sont pas précisés. Ce sont eux qui déterminent ce que vous pourrez réellement récupérer, et en combien de temps.
| Question | Pourquoi elle compte | Réponse satisfaisante |
|---|---|---|
| À quelle fréquence ? | Détermine ce que vous perdez au maximum | Quotidienne, plus fréquente sur une boutique |
| Conservées combien de temps ? | Un problème peut être détecté tardivement | Quatorze jours au minimum |
| Puis-je restaurer moi-même ? | Détermine le délai de remise en service | Oui, depuis l’espace client, sans ticket |
| Stockées où ? | Une copie sur le même serveur ne protège de rien | Sur une infrastructure distincte |
Nos relevés sur les pages officielles montrent des rétentions allant de douze heures à quarante-cinq jours selon les hébergeurs, pour des gammes de prix comparables. C'est un écart considérable, et il n'apparaît jamais dans les comparatifs de prix.
Une sauvegarde d'hébergeur protège contre certains scénarios et pas contre d'autres. Connaître la limite évite les mauvaises surprises.
| Scénario | Sauvegarde hébergeur |
|---|---|
| Erreur de manipulation de votre part | Couvert, si la rétention est suffisante |
| Mise à jour qui casse le site | Couvert |
| Panne matérielle du serveur | Couvert si la sauvegarde est externalisée |
| Piratage détecté rapidement | Couvert |
| Piratage ancien, présent dans les sauvegardes | Non couvert |
| Suspension ou fermeture de votre compte | Non couvert |
| Défaillance de l’hébergeur lui-même | Non couvert |
| Litige commercial avec l’hébergeur | Non couvert |
Les trois derniers cas sont ceux où l'on a le plus besoin de ses données et où l'on y a le moins accès. C'est la raison pour laquelle une copie indépendante, chez un autre prestataire ou en local, n'est pas de la paranoïa mais une précaution élémentaire dès que le site a de la valeur.
Elle n'est pas « ai-je des sauvegardes » mais « combien de temps de travail suis-je prêt à perdre, et combien de temps puis-je rester hors ligne ».
Ces deux durées déterminent tout le reste. Une sauvegarde quotidienne signifie accepter de perdre jusqu'à vingt-quatre heures d'activité. Sur un site vitrine, c'est indolore. Sur une boutique qui enregistre trente commandes par jour, c'est inacceptable.
| Type de site | Perte tolérable | Politique adaptée |
|---|---|---|
| Site vitrine | Quelques jours | Sauvegarde hebdomadaire de l’hébergeur, copie manuelle avant chaque modification |
| Blog actif | Une journée | Sauvegarde quotidienne, rétention de quatorze jours |
| Site avec formulaires ou inscriptions | Quelques heures | Quotidienne sur les fichiers, plus fréquente sur la base |
| Boutique en ligne | Moins d’une heure | Base sauvegardée plusieurs fois par jour, copie externalisée |
C'est le point le plus important de ce guide, et le plus négligé. Une archive peut être incomplète, corrompue, ou ne pas contenir la base de données. Tant qu'une restauration n'a pas été effectuée, vous n'avez qu'une hypothèse.
Le test se fait sans risque, en restaurant sur un environnement séparé plutôt que sur le site en production.
Le moment de découvrir qu'une sauvegarde est inexploitable ne doit pas être celui où le site est hors ligne et où le téléphone sonne. Une heure passée à tester une restauration aujourd'hui vaut une journée d'angoisse évitée plus tard.
Dès que le site a de la valeur, une copie qui ne dépend pas de l'hébergeur devient nécessaire. Trois approches, de la plus simple à la plus robuste.
Le principe à retenir tient en une phrase : la sauvegarde doit pouvoir survivre à la disparition de ce qu'elle sauvegarde. Une copie stockée sur le serveur du site, ou dans le même espace client, ne remplit pas cette condition.
Pour un site vitrine sans enjeu, généralement oui. Pour un site marchand ou toute activité dont l'interruption coûte de l'argent, non : une sauvegarde stockée chez le même prestataire ne protège pas d'un incident affectant ce prestataire, ni d'une fermeture de compte.
La bonne question est : combien de temps de travail ou de commandes êtes-vous prêt à perdre ? Une sauvegarde quotidienne signifie accepter de perdre jusqu'à vingt-quatre heures. Sur une boutique active, c'est généralement inacceptable.
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
Entre 40 € et plusieurs milliers d'euros par an. Voici ce qui fait varier le montant, et les postes que l'on découvre en cours de route.