Mutualisé ou VPS : comment choisir
La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
Migrer
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
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Changer d'hébergeur est une opération courante, que la plupart des hébergeurs prennent d'ailleurs en charge gratuitement pour attirer un nouveau client. Elle n'a rien de risqué en soi.
Le référencement n'est pas affecté dès lors que deux conditions sont remplies : les adresses des pages restent identiques, et le site demeure accessible pendant la bascule. Tout le reste du travail consiste à garantir ces deux points.
Contrairement à une crainte répandue, changer de serveur n'a aucune incidence directe sur le classement. Google constate une nouvelle adresse IP, ce qui ne constitue pas un signal négatif. Trois choses seulement peuvent nuire, et elles sont toutes évitables.
| Risque | Conséquence | Comment l’éviter |
|---|---|---|
| Coupure prolongée | Pages inaccessibles lors du passage du robot | Garder les deux hébergements actifs pendant la bascule |
| URL modifiées | Pages perdues, liens entrants cassés | Conserver les mêmes adresses, ou poser des redirections permanentes |
| Adresse de test indexée | Contenu dupliqué entre deux adresses | Bloquer l’indexation de l’adresse temporaire |
Une migration qui respecte ces trois points passe totalement inaperçue. Elle améliore même souvent les indicateurs de vitesse si le nouvel hébergement est plus performant.
Le nouvel hébergement doit être actif pendant que l'ancien continue de servir le site. Résilier avant d'avoir migré est l'erreur qui transforme une opération simple en urgence.
Fichiers et base de données, avant toute manipulation, et stockés ailleurs que sur les deux serveurs concernés. Cette sauvegarde ne servira probablement pas, mais son absence se paie cher dans le cas contraire.
Transférez les fichiers, importez la base, puis testez le site sur le nouveau serveur avant tout changement DNS. Deux méthodes existent : l'adresse temporaire fournie par l'hébergeur, ou la modification du fichier hosts de votre poste, qui permet de voir le nouveau serveur sans que personne d'autre ne soit affecté.
La méthode du fichier hosts est préférable : elle permet de tester exactement l'adresse finale, y compris les liens internes et les certificats, sans risquer qu'une adresse temporaire soit indexée.
Quelques jours avant la bascule, réduisez la valeur TTL de vos enregistrements DNS, par exemple à 300 secondes. La propagation du changement sera alors quasi immédiate le jour J, au lieu de s'étaler sur des heures.
Modifiez les enregistrements DNS vers le nouveau serveur. Pendant la propagation, une partie des visiteurs atteint l'ancien serveur et l'autre le nouveau : c'est pourquoi les deux doivent rester fonctionnels et servir le même contenu.
Contrôlez le site, les formulaires, le certificat, et surtout la messagerie. Conservez l'ancien hébergement une à deux semaines : c'est peu coûteux et cela offre un filet de sécurité si un problème apparaît tardivement.
C'est de très loin l'incident le plus fréquent lors d'un changement d'hébergeur, et il ne concerne pas le site mais les e-mails.
Si vos adresses professionnelles sont hébergées chez l'ancien prestataire, la bascule DNS redirige aussi la messagerie. Les messages arrivent alors sur un serveur où les boîtes n'existent pas, et sont perdus ou rejetés.
Une messagerie professionnelle coupée pendant deux jours passe rarement inaperçue, et les messages perdus pendant cette période ne sont pas récupérables. Traitez ce point avant le site, pas après.
Une migration réussie ne se limite pas aux fichiers et à la base. Plusieurs éléments ne se copient pas automatiquement et manquent une fois le site en ligne.
Établissez la liste de ces éléments avant de migrer plutôt que de les découvrir un par un dans les jours qui suivent.
Une checklist courte, à passer dans l'heure qui suit puis quelques jours plus tard.
Quelques jours après, vérifiez dans la Search Console qu'aucune erreur d'exploration n'est apparue. C'est le seul contrôle réellement utile côté référencement : si les pages restent accessibles et les URL inchangées, il n'y a rien d'autre à surveiller.
Évitez de migrer un vendredi ou la veille d'une période commerciale importante. Non parce que le risque est plus élevé, mais parce que la disponibilité du support, chez vous comme chez l'hébergeur, l'est nettement moins.
La copie des fichiers et de la base prend de quelques minutes à quelques heures selon le volume. La propagation DNS demande ensuite jusqu'à quarante-huit heures, pendant lesquelles les deux hébergements doivent rester actifs.
Non, si vous procédez dans le bon ordre. Le nouvel hébergement est préparé et testé pendant que l'ancien continue de servir le site. La bascule DNS se fait ensuite, sans interruption pour le visiteur.
Ce n'est pas nécessaire si les URL ne changent pas. Google détectera simplement une nouvelle adresse IP, ce qui n'a pas d'incidence sur le classement. Une déclaration n'est requise qu'en cas de changement de nom de domaine.
La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
Entre 40 € et plusieurs milliers d'euros par an. Voici ce qui fait varier le montant, et les postes que l'on découvre en cours de route.
Avant de changer d'hébergeur parce que le site est lent, encore faut-il vérifier que l'hébergeur est en cause. Il ne l'est pas si souvent.