Migrer d’hébergeur sans perdre son référencement
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
Comprendre
Le chiffrement est identique dans les trois cas. Ce que vous payez, c'est la vérification de votre identité, pas la sécurité de la connexion.
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Le certificat SSL est devenu un standard : tous les navigateurs signalent les sites qui n'en ont pas, et la quasi-totalité des hébergeurs en fournissent un gratuitement.
Reste une question qui revient souvent : les certificats payants, vendus entre 50 et 500 € par an, apportent-ils quelque chose ? La réponse est oui, mais probablement pas ce que vous imaginez.
Un certificat SSL, ou plus exactement TLS, remplit deux fonctions : il chiffre les échanges entre le navigateur et le serveur, et il atteste que le domaine visité est bien celui qu'il prétend être.
Il ne garantit en revanche rien sur le sérieux du site, la fiabilité de son éditeur ou la sécurité de son code. Un site frauduleux peut parfaitement disposer d'un cadenas valide, et c'est d'ailleurs devenu la norme : le cadenas n'est plus un indicateur de confiance, seulement de confidentialité du transport.
C'est là que se joue la différence entre gratuit et payant, et elle porte sur ce qui est vérifié avant émission, pas sur la qualité du chiffrement.
| Type | Ce qui est vérifié | Prix indicatif | Chiffrement |
|---|---|---|---|
| Validation de domaine | Le contrôle du domaine, de façon automatisée | Gratuit | Identique |
| Validation d’organisation | L’existence juridique de l’entreprise | De 50 à 200 € par an | Identique |
| Validation étendue | Vérification approfondie de l’entité | De 100 à 500 € par an | Identique |
Le point essentiel : le niveau de chiffrement est rigoureusement le même dans les trois cas. Payer plus cher n'améliore en rien la sécurité technique de la connexion, seulement le degré de vérification de votre identité par l'autorité de certification.
Les certificats gratuits à validation de domaine sont émis par des autorités reconnues par tous les navigateurs. Ils sont renouvelés automatiquement, généralement tous les trois mois, sans intervention de votre part.
La quasi-totalité des hébergeurs les intègrent désormais par défaut : le certificat est généré à la création du site et se renouvelle seul. C'est devenu un standard, au point qu'un hébergeur qui facturerait encore le SSL de base mériterait d'être écarté pour cette seule raison.
Un certificat payant ne se justifie que dans des situations précises : une exigence contractuelle explicite d'un client ou d'un partenaire, un besoin de garantie financière incluse dans certaines offres commerciales, ou un certificat couvrant un grand nombre de sous-domaines dans une configuration particulière.
La barre d'adresse verte affichant le nom de l'entreprise, principal argument de vente historique des certificats à validation étendue, a été supprimée par les navigateurs il y a plusieurs années. L'argument commercial qui justifiait ces tarifs n'existe donc plus.
Installer un certificat ne suffit pas : mal configuré, il laisse subsister des avertissements ou des failles. Quatre problèmes reviennent constamment.
La page est servie en HTTPS mais charge des images, scripts ou feuilles de style en HTTP. Le navigateur signale alors une connexion non totalement sécurisée, voire bloque les ressources. La correction consiste à remplacer toutes les adresses internes en HTTP dans la base et les fichiers de configuration.
Le site reste accessible en HTTP et en HTTPS, ce qui crée deux versions du même contenu et un problème de duplication pour les moteurs de recherche. Une redirection permanente de HTTP vers HTTPS règle le point.
Le certificat doit couvrir les deux formes, et une seule doit être canonique, l'autre redirigeant vers elle. Un certificat émis pour une seule des deux formes provoque une alerte de sécurité sur l'autre.
Le renouvellement automatique peut échouer, par exemple après une modification de la configuration du serveur. Le certificat expire alors sans prévenir, et le site devient inaccessible avec une alerte de sécurité maximale. Une surveillance externe de la date d'expiration évite cette panne, qui est parmi les plus brutales qui soient.
Trois contrôles suffisent à valider une installation, et ils prennent quelques minutes.
Des outils d'analyse en ligne gratuits évaluent en complément la qualité de la configuration, notamment les protocoles acceptés et la chaîne de certification. Un site correctement configuré obtient facilement une bonne note, sans intervention particulière, chez un hébergeur sérieux.
Non. Le niveau de chiffrement est rigoureusement identique. La différence porte uniquement sur le degré de vérification de votre identité effectué avant l'émission du certificat.
Ce n'est pas nécessaire. Si vous déléguez le paiement à un prestataire spécialisé, un certificat gratuit à validation de domaine convient parfaitement. Un certificat payant ne se justifie que face à une exigence contractuelle explicite.
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La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
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