Migrer d’hébergeur sans perdre son référencement
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
Exploiter
Avant de changer d'hébergeur parce que le site est lent, encore faut-il vérifier que l'hébergeur est en cause. Il ne l'est pas si souvent.
Certains liens de cette page sont des liens d'affiliation : si vous souscrivez après avoir cliqué, nous percevons une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change ni notre classement ni nos réserves, qui reposent sur les caractéristiques réelles des offres. En savoir plus
« Mon site est lent, je vais changer d'hébergeur » est l'une des décisions les plus fréquemment prises sur une mauvaise base. Dans une majorité de cas, le serveur répond correctement et la lenteur vient du site lui-même.
Distinguer les deux prend quelques minutes et évite une migration inutile, qui ne réglera rien et vous fera perdre du temps.
Quand on dit qu'un site est lent, on mélange presque toujours deux choses très différentes, qui ont des causes distinctes et des responsables distincts.
| Indicateur | Ce qu’il mesure | Qui en est responsable |
|---|---|---|
| Temps de réponse serveur | Le délai avant que le serveur envoie le premier octet | L’hébergement et la configuration du site |
| Temps de chargement complet | Le délai jusqu’à l’affichage total de la page | Le poids du site : images, scripts, polices |
Un site peut avoir un excellent temps de réponse serveur et mettre huit secondes à s'afficher, parce qu'il charge quatre mégaoctets d'images. Dans ce cas, changer d'hébergeur n'améliorera rien du tout.
La règle : si le temps de réponse serveur est bon mais que la page reste lente, le problème est dans le site. Si le temps de réponse serveur est mauvais, alors l'hébergement ou la configuration serveur sont en cause.
C'est la mesure décisive, et elle prend quelques secondes. Plusieurs méthodes existent, à choisir selon votre aisance technique.
| Temps de réponse | Interprétation | Action |
|---|---|---|
| Moins de 200 ms | Excellent | L’hébergement n’est pas votre problème |
| De 200 à 600 ms | Correct, améliorable | Activer ou vérifier le cache serveur |
| De 600 ms à 1,5 s | Problématique | Examiner le cache, la base de données, les extensions |
| Plus de 1,5 s | Anormal | Hébergement saturé ou site gravement mal configuré |
Une mesure unique ne veut rien dire. Trois précautions rendent les résultats exploitables.
Le premier chargement après une période d'inactivité est souvent plus lent, le cache étant vide. Rechargez une fois avant de mesurer, sinon vous testez la reconstruction du cache et non le fonctionnement normal du site.
Si le temps de réponse serveur est mauvais, quatre causes possibles, à examiner dans cet ordre parce que les trois premières sont gratuites à corriger.
Comparez le temps de réponse d'une page publique et celui d'une page qui ne peut pas être mise en cache, comme le panier ou l'espace connecté. Si la première est rapide et la seconde lente, le cache fonctionne et le serveur travaille correctement.
Une base encombrée de données laissées par des extensions désinstallées, ou une table d'options devenue énorme, ralentit chaque génération de page. C'est une cause fréquente et invisible.
Désactivez temporairement les extensions une par une sur un environnement de test, en mesurant à chaque fois. Une seule extension mal écrite peut multiplier le temps de réponse par cinq.
Si les trois points précédents sont propres et que le temps de réponse reste mauvais aux heures de pointe uniquement, alors l'hébergement est effectivement en cause. C'est à ce moment, et seulement à ce moment, que changer d'offre a du sens.
Avant de migrer, plusieurs réglages accessibles depuis le panneau de votre hébergement actuel apportent des gains parfois spectaculaires, et gratuits.
Ces quatre actions ne coûtent rien et règlent une bonne part des situations perçues comme un problème d'hébergement. Si elles ne suffisent pas, votre décision de changer reposera alors sur des mesures, pas sur une impression.
En dessous de 200 millisecondes, le serveur n'est pas votre problème. Entre 200 et 600 millisecondes, il y a matière à optimiser, souvent par le cache. Au-delà de 600 millisecondes de façon répétée, l'hébergement ou la configuration du site méritent un examen sérieux.
Ils sont fiables pour comparer un site à lui-même dans le temps, à condition de toujours tester depuis le même lieu et au même moment de la journée. Comparer un résultat obtenu depuis Paris à un autre obtenu depuis New York n'a aucun sens.
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
Entre 40 € et plusieurs milliers d'euros par an. Voici ce qui fait varier le montant, et les postes que l'on découvre en cours de route.