Migrer

Transférer un nom de domaine

Changer d'hébergeur ne nécessite pas de transférer son domaine. Beaucoup le font quand même, et se compliquent la vie sans raison.

Certains liens de cette page sont des liens d'affiliation : si vous souscrivez après avoir cliqué, nous percevons une commission, sans surcoût pour vous. Cela ne change ni notre classement ni nos réserves, qui reposent sur les caractéristiques réelles des offres. En savoir plus

Le transfert de domaine est une opération standardisée, encadrée par les registres, et sans risque pour le site lorsqu'elle est correctement menée.

Encore faut-il savoir si c'est bien l'opération dont vous avez besoin : trois manipulations différentes sont régulièrement confondues, et deux d'entre elles suffisent dans la plupart des situations.

Transfert, changement de DNS, changement de titulaire

Trois opérations sont régulièrement confondues alors qu'elles n'ont rien à voir. Savoir laquelle vous devez effectuer évite de faire un transfert inutile, ou pire, de ne pas faire celui qui s'imposait.

Trois opérations distinctes
OpérationCe qu’elle changeQuand la faire
Changement de serveurs DNSVers quel serveur pointe le domaineChangement d’hébergeur, sans changer de registrar
Transfert de domaineChez quel registrar le domaine est géréTarif, service ou regroupement de vos domaines
Changement de titulaireÀ qui appartient juridiquement le domaineVente, reprise d’activité, passage d’un nom personnel à une société

Changer d'hébergeur ne nécessite donc pas de transférer le domaine : il suffit de modifier les enregistrements DNS. Beaucoup de transferts sont effectués sans raison à cette occasion, ce qui ajoute une complexité inutile au moment le moins opportun.

Les conditions à remplir

Un transfert peut être refusé pour plusieurs raisons, toutes connues d'avance. Les vérifier évite un échec en cours de procédure.

  • Le domaine doit avoir plus de soixante jours. Un domaine fraîchement enregistré ou récemment transféré est bloqué pendant cette période.
  • Il ne doit pas être verrouillé. Le verrouillage est activé par défaut chez la plupart des registrars, précisément pour empêcher les transferts non autorisés.
  • L'adresse e-mail du contact administratif doit être valide et accessible. C'est là que sera envoyée la demande de confirmation, et une adresse obsolète bloque toute la procédure.
  • Le domaine ne doit pas être en période de restauration après expiration.
  • Certaines extensions ont des règles propres, notamment sur l'éligibilité du titulaire.

Le blocage le plus fréquent vient de l'adresse e-mail du contact administratif : c'est souvent celle d'un ancien prestataire ou d'un salarié parti. Vérifiez-la et mettez-la à jour avant de lancer quoi que ce soit, faute de quoi vous ne recevrez jamais la demande de validation.

La procédure

Le transfert prend généralement entre quelques heures et sept jours selon l'extension. Le site et la messagerie continuent de fonctionner pendant toute la durée, à condition de ne pas toucher à la zone DNS.

  • Vérifier l'adresse du contact administratif chez le registrar actuel, et la corriger si nécessaire.
  • Déverrouiller le domaine depuis l'interface de gestion.
  • Récupérer le code d'authentification, parfois appelé auth-code, code de transfert ou EPP. Il est généralement affiché dans l'interface ou envoyé par e-mail.
  • Noter la configuration DNS complète avant de commencer : enregistrements A, CNAME, MX, TXT. C'est l'étape que tout le monde saute et que tout le monde regrette.
  • Lancer le transfert chez le nouveau registrar en fournissant le code.
  • Confirmer la demande reçue par e-mail, et attendre la validation.
  • Vérifier la zone DNS une fois le transfert abouti, et la reconstituer si elle n'a pas été reprise.

Un transfert prolonge généralement la durée d'enregistrement d'un an, facturée par le nouveau registrar. Vous ne perdez donc pas le temps restant : il s'ajoute. Transférer un domaine qui expire dans onze mois revient à payer une année qui viendra s'ajouter à ce solde.

Ce qui casse pendant un transfert

Le transfert lui-même est sans risque pour le site. Ce qui casse, c'est presque toujours la zone DNS, quand le nouveau registrar ne reprend pas les enregistrements existants.

Selon les cas, il applique sa propre configuration par défaut, ce qui fait pointer le domaine vers une page d'attente et coupe la messagerie. Le site disparaît alors, non pas parce que le transfert a échoué, mais parce que plus personne ne sait où le trouver.

  • Capturer la zone DNS complète avant le transfert, par capture d'écran ou export si le registrar le permet.
  • Vérifier immédiatement après que les enregistrements A, MX et TXT sont identiques.
  • Tester le site et l'envoi comme la réception d'e-mails dans la foulée.
  • Ne pas transférer la veille d'un événement important, pour disposer de marge en cas de problème.

Le changement de titulaire, souvent oublié

C'est l'opération la plus négligée, et celle qui crée le plus de litiges. Le titulaire est le propriétaire juridique du domaine, indépendamment de qui le paie ou le gère.

Un domaine enregistré au nom d'une agence, d'un prestataire ou d'un ancien associé ne vous appartient pas, même si vous en réglez le renouvellement depuis des années. En cas de désaccord, la personne inscrite comme titulaire est celle qui décide.

  • Vérifier qui est titulaire de vos domaines, ce qui se lit dans l'interface de gestion ou dans les données publiques d'enregistrement.
  • Corriger dès maintenant si le titulaire n'est pas la bonne personne ou la bonne entité juridique.
  • Enregistrer au nom de la structure, jamais au nom personnel d'un dirigeant ou d'un bénévole.
  • Utiliser une adresse e-mail générique comme contact, pour qu'un départ ne coupe pas l'accès aux notifications.

Le scénario classique : un domaine enregistré au nom d'un prestataire avec qui la relation se dégrade. Le site, la messagerie et le référencement accumulé dépendent alors d'une personne avec qui vous êtes en désaccord. Vérifier le titulaire prend deux minutes et évite ce cas de figure.

Questions fréquentes

Mon site sera-t-il coupé pendant le transfert ?

Non, tant que la zone DNS reste inchangée. Le transfert modifie le registrar qui gère le domaine, pas la destination vers laquelle il pointe. Le risque de coupure vient uniquement d'une zone DNS non reprise par le nouveau registrar.

Est-ce que je perds le temps restant sur mon enregistrement ?

Non, il s'ajoute. Un transfert prolonge généralement l'enregistrement d'un an, qui vient s'ajouter au solde existant.

Autres guides

Combien coûte un site web par an

Entre 40 € et plusieurs milliers d'euros par an. Voici ce qui fait varier le montant, et les postes que l'on découvre en cours de route.

Comprendre