Migrer d’hébergeur sans perdre son référencement
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
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Changer d'hébergeur ne nécessite pas de transférer son domaine. Beaucoup le font quand même, et se compliquent la vie sans raison.
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Le transfert de domaine est une opération standardisée, encadrée par les registres, et sans risque pour le site lorsqu'elle est correctement menée.
Encore faut-il savoir si c'est bien l'opération dont vous avez besoin : trois manipulations différentes sont régulièrement confondues, et deux d'entre elles suffisent dans la plupart des situations.
Trois opérations sont régulièrement confondues alors qu'elles n'ont rien à voir. Savoir laquelle vous devez effectuer évite de faire un transfert inutile, ou pire, de ne pas faire celui qui s'imposait.
| Opération | Ce qu’elle change | Quand la faire |
|---|---|---|
| Changement de serveurs DNS | Vers quel serveur pointe le domaine | Changement d’hébergeur, sans changer de registrar |
| Transfert de domaine | Chez quel registrar le domaine est géré | Tarif, service ou regroupement de vos domaines |
| Changement de titulaire | À qui appartient juridiquement le domaine | Vente, reprise d’activité, passage d’un nom personnel à une société |
Changer d'hébergeur ne nécessite donc pas de transférer le domaine : il suffit de modifier les enregistrements DNS. Beaucoup de transferts sont effectués sans raison à cette occasion, ce qui ajoute une complexité inutile au moment le moins opportun.
Un transfert peut être refusé pour plusieurs raisons, toutes connues d'avance. Les vérifier évite un échec en cours de procédure.
Le transfert prend généralement entre quelques heures et sept jours selon l'extension. Le site et la messagerie continuent de fonctionner pendant toute la durée, à condition de ne pas toucher à la zone DNS.
Le transfert lui-même est sans risque pour le site. Ce qui casse, c'est presque toujours la zone DNS, quand le nouveau registrar ne reprend pas les enregistrements existants.
Selon les cas, il applique sa propre configuration par défaut, ce qui fait pointer le domaine vers une page d'attente et coupe la messagerie. Le site disparaît alors, non pas parce que le transfert a échoué, mais parce que plus personne ne sait où le trouver.
C'est l'opération la plus négligée, et celle qui crée le plus de litiges. Le titulaire est le propriétaire juridique du domaine, indépendamment de qui le paie ou le gère.
Un domaine enregistré au nom d'une agence, d'un prestataire ou d'un ancien associé ne vous appartient pas, même si vous en réglez le renouvellement depuis des années. En cas de désaccord, la personne inscrite comme titulaire est celle qui décide.
Non, tant que la zone DNS reste inchangée. Le transfert modifie le registrar qui gère le domaine, pas la destination vers laquelle il pointe. Le risque de coupure vient uniquement d'une zone DNS non reprise par le nouveau registrar.
Non, il s'ajoute. Un transfert prolonge généralement l'enregistrement d'un an, qui vient s'ajouter au solde existant.
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99,9 % et 99,99 % semblent proches. L'écart représente pourtant huit heures d'indisponibilité par an contre moins d'une.
Comprendre
Un serveur coûte de l'argent. Quand l'hébergement est gratuit, il faut savoir qui paie, et avec quoi.
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