Migrer d’hébergeur sans perdre son référencement
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
Choisir
Un serveur coûte de l'argent. Quand l'hébergement est gratuit, il faut savoir qui paie, et avec quoi.
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L'hébergement gratuit a mauvaise réputation, et souvent à raison. Mais tout regrouper sous la même étiquette fait passer à côté de solutions gratuites parfaitement sérieuses, utilisées par des professionnels.
La distinction ne se fait pas sur le prix mais sur le modèle économique : comprendre qui finance le service permet de savoir ce que vous cédez en échange.
Un serveur, son électricité, sa bande passante et son administration coûtent de l'argent. Quand l'hébergement est gratuit, quelqu'un paie, et il faut comprendre qui pour savoir ce que vous cédez en échange.
| Modèle | Ce qui finance | Ce que vous cédez |
|---|---|---|
| Publicité imposée | Les annonceurs | Le contrôle de ce qui s’affiche sur vos pages |
| Exploitation des données | La revente de données de navigation | La confidentialité de vos visiteurs |
| Formule d’appel commerciale | Les clients qui passeront au payant | Rien, mais avec des limites strictes |
| Plateforme de déploiement | Les usages professionnels de la plateforme | Rien pour un petit site statique |
| Modèle associatif | Les adhésions et les dons | Rien, mais ressources modestes |
Les deux premiers modèles sont à écarter pour tout usage sérieux. Les trois suivants sont parfaitement légitimes et méritent d'être connus, car ils répondent réellement à certains besoins.
L'hébergement gratuit financé par la publicité conserve une certaine popularité pour les premiers sites. Voici ce qu'il implique réellement.
Le coût le plus élevé est celui du référencement perdu. Un site qui a accumulé de la visibilité sur un sous-domaine gratuit perd tout en cas de fermeture du service, sans possibilité de redirection. Des années de travail peuvent disparaître.
Plusieurs formules gratuites sont proposées par des acteurs sérieux et conviennent parfaitement à certains usages. Les ignorer serait dommage.
Elles hébergent gratuitement des sites sans base de données, avec un réseau de diffusion mondial et un certificat inclus. Les performances sont excellentes et le modèle économique repose sur les usages professionnels. C'est objectivement la meilleure solution gratuite pour un site vitrine, un portfolio ou une documentation.
Certains hébergeurs proposent une formule gratuite à vie, généralement réservée à un usage personnel et limitée en ressources. Elle sert à découvrir la plateforme, héberger un projet d'apprentissage ou faire tourner un petit outil.
Ils ne sont pas gratuits mais facturent au prix coûtant, souvent quelques dizaines d'euros par an, sans publicité ni exploitation des données. Pour une association ou un site militant, c'est une solution cohérente.
Point commun de ces trois voies : elles sont transparentes sur leur modèle économique. C'est le meilleur critère pour distinguer une offre gratuite acceptable d'une offre qui se rémunère sur votre dos ou celui de vos visiteurs.
C'est la dépense incompressible, quelle que soit la solution d'hébergement retenue, et elle est modeste : entre 10 et 25 € par an.
Utiliser un sous-domaine de plateforme plutôt qu'un domaine propre revient à construire sur un terrain qui ne vous appartient pas. Vous ne pouvez pas déménager en emportant votre adresse, donc ni votre référencement, ni les liens qui pointent vers vous, ni les adresses e-mail associées.
La combinaison la plus intéressante consiste souvent à acheter un nom de domaine et à le faire pointer vers un hébergement gratuit de qualité. Vous obtenez une adresse professionnelle qui vous appartient, pour une vingtaine d'euros par an, tout en gardant la liberté de changer d'hébergement quand vous le souhaitez.
Quatre situations justifient de sortir du gratuit, indépendamment du budget disponible.
Le passage au payant coûte entre 40 et 125 € par an tout compris pour un site vitrine, domaine inclus. Rapporté au risque de perdre son site et son référencement, l'arbitrage est vite fait.
Techniquement oui, avec une plateforme de déploiement de sites statiques et un nom de domaine acheté séparément. C'est même une excellente solution pour un site vitrine. En revanche, l'hébergement gratuit financé par la publicité est à écarter pour tout usage professionnel.
Certaines offres l'incluent la première année, mais il devient payant ensuite. Un domaine réellement gratuit n'existe pas : seuls des sous-domaines de plateformes le sont, et ils ne vous appartiennent pas.
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
Entre 40 € et plusieurs milliers d'euros par an. Voici ce qui fait varier le montant, et les postes que l'on découvre en cours de route.