Migrer d’hébergeur sans perdre son référencement
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
Comprendre
A, CNAME, MX, TXT : ce que fait chaque enregistrement, et pourquoi une erreur ici coupe la messagerie avant le site.
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La zone DNS est l'annuaire qui indique, pour chaque usage de votre domaine, quel serveur doit répondre. C'est une pièce centrale et pourtant rarement expliquée, que l'on découvre généralement au pire moment.
Ce guide décrit les enregistrements que vous rencontrerez réellement, leur rôle, et les deux ou trois pièges qui expliquent la majorité des pannes constatées après une modification.
Un nom de domaine ne mène nulle part par lui-même. C'est la zone DNS qui indique, pour chaque usage, quel serveur doit répondre : celui du site, celui de la messagerie, celui d'un service tiers.
Cette zone est un ensemble d'enregistrements, chacun ayant un type et une fonction précise. La comprendre évite deux situations désagréables : couper sa messagerie en changeant d'hébergeur, et rester bloqué devant une documentation qui demande d'ajouter un enregistrement sans expliquer lequel.
La zone DNS est gérée là où pointent les serveurs de noms de votre domaine, ce qui n'est pas forcément votre bureau d'enregistrement. Si vous ne trouvez pas l'interface, cherchez d'abord qui héberge la zone.
| Type | À quoi il sert | Exemple d’usage |
|---|---|---|
| A | Associe un nom à une adresse IPv4 | Faire pointer le domaine vers le serveur du site |
| AAAA | Associe un nom à une adresse IPv6 | Même usage que A, en IPv6 |
| CNAME | Fait d’un nom un alias vers un autre nom | Faire pointer www vers le domaine principal |
| MX | Désigne les serveurs qui reçoivent le courrier | Diriger la messagerie vers votre fournisseur |
| TXT | Stocke du texte libre | SPF, DKIM, DMARC, validation de propriété |
| NS | Désigne les serveurs de noms du domaine | Indique qui fait autorité sur la zone |
Deux règles à connaître : un CNAME ne peut pas cohabiter avec un autre enregistrement sur le même nom, et il ne peut pas être posé sur le domaine racine chez la plupart des fournisseurs. C'est la cause d'une bonne part des messages d'erreur incompréhensibles rencontrés dans les interfaces DNS.
Ce sont des enregistrements TXT, et leur absence explique la majorité des e-mails professionnels qui arrivent en indésirable.
Il déclare quels serveurs sont autorisés à envoyer du courrier pour votre domaine. Sans lui, n'importe qui peut usurper votre adresse d'expéditeur, et les serveurs destinataires n'ont aucun moyen de le détecter.
Point de vigilance : il ne doit exister qu'un seul enregistrement SPF par domaine. Si vous utilisez plusieurs services d'envoi, leurs mentions se combinent dans un enregistrement unique, elles ne s'ajoutent pas en plusieurs lignes.
Il publie une clé publique permettant de vérifier la signature apposée sur vos messages. Le destinataire s'assure ainsi que le message vient bien de votre domaine et n'a pas été modifié en route. La clé est fournie par votre service de messagerie.
Il indique aux serveurs destinataires quoi faire des messages qui échouent aux contrôles précédents : les laisser passer, les mettre en quarantaine ou les rejeter. Il permet aussi de recevoir des rapports sur les envois effectués en votre nom.
Commencez par une politique permissive, le temps de vérifier dans les rapports que vos envois légitimes passent bien les contrôles. Passer directement en rejet strict fait disparaître les messages d'un service que vous auriez oublié de déclarer.
Chaque enregistrement porte une durée de vie, le TTL, exprimée en secondes. Elle indique aux serveurs intermédiaires combien de temps ils peuvent conserver la réponse en mémoire avant de la redemander.
Un TTL de 86400 secondes signifie qu'un changement peut mettre jusqu'à vingt-quatre heures à être vu partout. C'est l'explication de la fameuse propagation DNS : rien ne se propage réellement, ce sont les caches qui expirent progressivement.
Quand un site ou une messagerie ne répond plus après une modification, quelques vérifications simples permettent d'identifier la cause sans tâtonner.
L'erreur la plus fréquente n'est pas une faute de syntaxe mais une modification effectuée dans la mauvaise interface : la zone du bureau d'enregistrement alors que l'autorité a été déléguée à l'hébergeur, ou l'inverse. Les enregistrements NS disent laquelle fait foi.
À cause du TTL, la durée pendant laquelle les serveurs intermédiaires conservent l'ancienne réponse en mémoire. Tant qu'elle n'a pas expiré, ils continuent de servir l'ancienne valeur. Abaisser le TTL avant un changement prévu rend la bascule quasi immédiate.
Là où pointent les serveurs de noms de votre domaine, ce qui n'est pas forcément votre bureau d'enregistrement. Les enregistrements NS indiquent quelle zone fait autorité : modifier la mauvaise interface est l'erreur la plus fréquente.
Une migration bien menée est invisible pour vos visiteurs comme pour Google. Voici la procédure, et les deux pièges qui font échouer les autres.
La question n'est pas de savoir lequel est le meilleur, mais qui assume l'administration du serveur.
Entre 40 € et plusieurs milliers d'euros par an. Voici ce qui fait varier le montant, et les postes que l'on découvre en cours de route.